Rencontre CGT / Matignon du 29 août 2018

Rencontre CGT / Matignon du 29 août 2018

Compte-rendu de la rencontre CGT / Matignon du 29 août 2018
Délégation CGT : Philippe MARTINEZ, Denis GRAVOUIL, Catherine PERRET
Gouvernement : Premier Ministre, Ministre du travail, Ministre de la Santé
Trois sujets étaient fixés à l’ordre du jour par le gouvernement : assurance
chômage, santé au travail et indemnités journalières
La CGT a souligné, en premier lieu, que la méthode employée par le gouvernement
depuis son arrivée ne change décidément pas, et cela même après les déclarations
d’intention du président de la république en juillet. Il n’y a donc aucune volonté de
prendre en compte les aspirations des salariés.


Nous avons dénoncé l’envoi du courrier de Matignon invitant les organisations
syndicales quelques heures avant la parution de l’interview du 1er ministre dans le
JDD et annonçant une série de nouveaux reculs sociaux (gel de nombreux minima
sociaux, désindexation des pensions ...).
Peu d’éléments ont été apportés sur les différents sujets abordés.
Nous avons rappelé que nous voulions justement parler des salaires alors que les
dividendes explosent à l’échelle mondiale comme en France. 3 des 10 plus grosses
entreprises concernées sont d’ailleurs françaises (Sanofi, Total, BNP)
L’argent existe pour les actionnaires et jamais pour celles et ceux qui créent les
richesses et n’ont que leur travail pour vivre.
Concernant l’assurance chômage, plusieurs réunions bilatérales vont avoir lieu (4
séances sur 3 semaines), la CGT a exigé en préalable la tenue de réunions
multilatérales. Après les gages donnés au patronat on peut s’interroger sur la
volonté de lutter contre la précarité.
Quels sens donne le gouvernement au terme de la permittence et s’agit-il de
culpabiliser encore les privés d’emplois?
Quelles nouvelles attaques contre les allocataires (dégressivité, suppression de
l’indemnité en cas d’activité réduite, plafonnement à l’encontre des salariés
cadres...)?
À toutes ces questions, pas de réponses, seul un calendrier de négociation
interprofessionnelle est avancé entre octobre et janvier.
 Note aux organisations
Montreuil, le 29 août 2018
Concernant les questions de santé au travail, le rapport Lecoq devrait servir de
base à une concertation voire une négociation sur le volet qualité de vie au travail
mais ni le périmètre ni les questions retenues dans le rapport n’ont été explicités.
Le gouvernement refuse malgré notre exigence d’ouvrir le débat autour de
l’organisation et des conditions de travail.
Cette question est bien entendu à l’origine de l’augmentation des arrêts maladie,
troisième sujet que le gouvernement veut traiter d’une manière budgétaire sans
réfléchir aux causes, au coût et aux conséquences du mal travail.
Le report de l’âge de la retraite et le maintien de salariés plus âgés en activité est
timidement reconnue par la ministre comme une des causes de l’augmentation des
arrêts mais pas question de parler de pénibilité ou de départ anticipé!
Une concertation pourrait être programmée dans le courant du mois du septembre.
La CGT a dénoncé l’amalgame fait par le 1er ministre comparant les arrêts maladie
à des jours de congés payés supplémentaires, propos insultants pour tous les
salariés concernés.
La CGT a réitéré la demande d’une réunion multilatérale avec le haut-commissaire
à la réforme des retraites afin que le gouvernement dévoile enfin ses réels
objectifs en la matière.
Le gouvernement s’est mollement défendu de vouloir faire des économies sur le
dos des travailleurs et des retraités.
La CGT a signifié qu’elle n’est pas dupe de ce double discours et qu’elle
revendique une véritable liberté de négocier pour gagner de nouveaux droits.