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les ordonnances entreront en vigueur "autour du 25 septembre"

Le gouvernement compte publier les ordonnances réformant le code du travail au Journal officiel (JO) "autour du 25 septembre" pour une entrée en vigueur immédiate, a-t-on appris vendredi auprès du cabinet de la ministre du Travail Muriel Pénicaud.

La première phase de concertation avec les partenaires sociaux étant terminée, le ministère du Travail est désormais en phase de rédaction des ordonnances. Les arbitrages seront présentés aux organisations syndicales et patronales pendant la semaine du 21 août, lors de rencontres bilatérales de deux à trois heures avec le cabinet de Mme Pénicaud. Les ordonnances seront ensuite envoyées au Conseil d'Etat et aux instances consultatives pendant la semaine du 28 août.


La CGT Construction elle aussi opposée au compte de prévention

compte pénibilité.

Après la CFDT Construction et bois, c'est au tour de la Fédération construction bois ameublement de la CGT (FNSCBA-CGT) d'exprimer sa colère à la suite de l'annonce par le Premier ministre Edouard Philippe de la simplification du compte pénibilité.

 

Pour rappel, dans le nouveau "compte de prévention", qui remplacera le précédent compte, quatre critères de pénibilité, qui concernent notamment le BTP, ne seront plus couverts : manutentions de charges lourdes, postures pénibles, vibrations mécaniques et risque chimique. "Si nous partagions l'idée que le dispositif précèdent était une 'usine à gaz', nous ne pouvons nous satisfaire du retrait de ces quatre critères !", tempête Serge Pléchot, secrétaire général de la FNSCBA-CGT, auprès de Batiactu"Il est acté noir sur blanc dans un accord de branche BTP de 2012 que nos métiers sont pénibles", rappelle-t-il également.
 

 

"Nous gagnerons la bataille de la rue et dans les entreprises"

 

L'élément critiquable, pour le syndicat, est notamment le fait que le compte de prévention indemnise les salariés seulement lorsque ceux-ci sont reconnus comme malades. "Alors que faire, mourir au travail ou dès la prise de retraite ?", ironise Serge Pléchot. "Bref, le Medef gagne cette partie, mais nous gagnerons celle de l'opinion publique et cela dans la rue et dans les entreprises", prévient-il.


LA LOI PÉNICAUD RÉINVENTE LE TRAVAIL JOURNALIER

LE GOUVERNEMENT MACRON VEUT GÉNÉRALISER LE CDI DE PROJET, QUI PEUT ÊTRE ROMPU DU JOUR AU LENDEMAIN.

 
C’est un vieux rêve du patronat que le gouvernement entend exaucer, en incluant dans son projet de loi de réforme du Code du travail par ordonnances l’extension à l’ensemble des branches professionnelles – ce qui existe déjà dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP) – du CDI de chantier. Un contrat de travail qui n’a de CDI que le nom. Appelé aussi CDI de projet, il court sur un temps limité à la réalisation d’une mission défi nie, sans toutefois qu’une date de fin de mission soit précisée.
En somme, le contrat de travail, non plus déterminé par sa durée, le sera par le projet dont il dépend. « Le gouvernement est autorisé à prendre par ordonnances toute mesure (…) favorisant et sécurisant, par accord de branche, le recours aux CDI conclus pour la durée d’un chantier », énonce le texte gouvernemental. Les syndicats sont partagés : la CGT et la CFE-CGC sont opposées à cette disposition, quand la CFDT y voit l’occasion d’« encadrer », au niveau de la branche, le recours à la précarité.